Le Pub (récit)

texte à venir

Bonjour, je me présente. Marie. Début trentaine, bonne situation professionnelle, seule encore une fois. C'est moi qui suis larguée! Je n'ai plus le goût des minettes sans cervelle.

 

Le Pub est un petit bar de quartier bien sympathique. Il est fréquenté par de jeunes gauchistes. On y sert des bières locales ou la bière qui est brassée sur place. Depuis qu'il s'est établi je n'y suis pas allez si souvent que je ne l'aurais voulu. Ce petit bar contraste beaucoup avec les vieilles tavernes existantes du temps de mon père.  Au lieu des calendriers de filles nues sur les murs et les affiches de femmes fatales, il y a des affiches de poings en l'air et des slogans de la dernière revendication sociale. So So So Solidarité ! Lorsque j'y prends une bière, je prends toujours une bière différente, je n'aime pas la routine, c'est le serveur qui me guide. Toujours est-il que depuis quelque temps, j'y ai remarqué une fille pas comme les autres.

 

Depuis, j'y suis revenue souvent dans l'espoir de la revoir, de l'observer. Quand elle n'est pas là, je ne reste pas. Parfois elle est accompagnée d'hommes parfois de femmes. Quelque chose me dit que ce ne sont pas que des amis. J'imagine qu'il y a des ex dans le lot. Ben quoi ! Ça se sent ces choses-là. Nadine ma meilleure copine est venue me rejoindre aujourd'hui. L'inconnue était là, pour une fois. Je la montre à Nadine. J'attends son verdict.

 

Je vous présente Nadine. Nadine ... qui est cette fille ? C'est ma meilleure amie! Notre amitié a commencé au CÉGEP. Elle est plus vieille que moi, on a fait les quatre cents coups ensemble. À nous deux, on en a des anecdotes à raconter et d'autres ben... qui ne se racontent pas. C'est notre jardin secret. Nadine, ça fait dix ans qu'elle a rencontré son mec... Comment fait-on pour être 10 ans avec le même mec !?! Son mec, il ne le sait pas, mais Nadine elle en a marre, je le sais! Quand Nadine sort de son nid pour aller dans les bars, c'est que c'est le début de la fin.

 

Nadine est timide. Mais c'est vraiment une image, elle en a dedans. Elle a plus de couilles que moi. Et croyez-moi, j'en ai plus que certains gars. Je pense qu'elle garde cette image pour les gars, les mecs, ça les rassure une fille timide.

 

- Nadine qu'en penses-tu ?

 

- De quoi ! répond-t-elle, exaspérée.

 

- Ben, la fille là-bas ?

 

- Marie, encore une histoire sans lendemain... Arrête de la mater ! Ça fait des semaines que tu m'en parles et elle ne t'a même pas regardée ni adressée la parole. Tu te fais des histoires.

 

Ça fait deux heures que je suis au Pub, j'ai deux bières dans le corps. Je vais pisser. Les toilettes sont à la cave. Je titube. Derrière moi, je sens Nadine qui me suit de loin. Comme d'habitude, elle ne supporte pas de me voir dans un état trop alcoolisé. Elle dit toujours que ça ne fait pas ''classe''.

 

Assise dans le cabinet, je vois son ombre sous la porte et ça me rassure. Je fais ma petite affaire. En me levant, je suis un peu étourdie, j'ouvre la porte, je perds l'équilibre et tombe sur... Merde ! Ce n'est pas Nadine !  J'ai les deux bras autour du cou d'une inconnue... De MON inconnue... Gloup !

 

- La fille à ta table, c'est ta copine ? Me dit-elle avec une pointe d'inquiétude.

 

- Heu !! Non dis-je, sans bouger, un peu surprise par sa question.

 

- Ç’a déjà été ta copine ? Questionne-t-elle avec le sourire aux lèvres

 

- Heu !! Pas dans le sens de ... c'est compliqué...

 

Je n'ai pas fini ma phrase que déjà je suis plaquée dans le fond du petit espace du cabinet des toilettes. La porte se referme, elle met le loquet... je ne bouge plus.

 

Elle m'embrasse par petits baisers sur la bouche, dans le cou, sur le haut de la poitrine. Je sens le désir monter en moi, je n'en peux plus. Elle m'embrasse à nouveau sur la bouche. Là, j'ouvre la bouche et c'est moi qui l'embrasse et j'y introduis ma langue.

 

Ça n'a pas l'air de lui déplaire, bien au contraire !

 

Elle fait de même. Elle relève mon chemisier. Elle m'enlace. Elle ramène ses mains sur mon ventre, sur mes seins.

 

Je frémis.

 

Je n'en reviens pas ! Jamais ça ne m'était arrivé dans un bar hétérosexuel.

 

C'est là qu'elle détache le bouton de mon Jeans. Je sais ce qu'elle va faire, je l'ai tellement fait sur d'autres conquêtes. Je me dis que je ne vais pas recevoir sans donner. Pas question! Je fais la même chose, je détache le bouton de son pantalon...

 

Ma respiration accélère, je suis maladroite par mon excitation. Je soulève son chandail, ma main gauche remonte derrière son dos.

Et hop ! D'une seule main (des années de pratique ;-P ) je libère ses deux seins qui ont tôt fait de rejoindre ma bouche l'un après l'autre.

 

Son parfum est enivrant.

 

Je plaque ma main droite sur son ventre les doigts vers le bas.

Je commence à descendre la main.

Mes doigts comme de petites couleuvres se fraient un chemin sous sa culotte.

 

Elle se laisse faire.

 

Je touche le haut de sa toison.

Quelle douceur sur mes doigts.

Je sais où est le centre du plaisir.

C'est plus bas.

Doucement, je descends.

Je touche le haut de sa vulve.

J'écarte ses lèvres.

Je la sens humide et bien enflée.

Je le sais maintenant, elle me désire vraiment.

La mienne doit être dans le même état.

D'ailleurs sa main est au même endroit sur moi.

Je commence à caresser...

Ce petit objet de plaisir...

Cette petite perle de bonheur.

C'est elle qui frémit à présent.

Elle aussi caresse l'étamine...

De ma fleur secrète...

Nos respirations s'accélèrent...

À l'unisson...

 

Soudain plus un bruit, plus un son.

 

Juste nos respirations.

 

On ne lâche pas la cadence.

Même qu'elle accélère.

Nos sexes se touchent presque...

Nos corps se lovent...

Ah...

Ah...

Ah...

Je ...

Je ... jouiiiii...

L'explosion !

 

Le temps s'arrête. On ne bouge plus, soutenue l'une par l'autre, dans cet endroit exigu. Je ne veux plus bouger, je veux rester ici...

 

Soudain, on frappe à la porte.

 

- C'est fini là-dedans ! Y'en a qui ont besoin d'aller au petit coin. Dit une voix féminine.

 

- Ouaip on sort ! Répond ma partenaire du moment.

 

- Je m'appelle Annie. Me dit-elle.

 

- Moi, c'est Marie.

 

On sort toutes les deux du cabinet. Une file de filles impatientes nous regardent, interloquées.

 

- Elle avait besoin de moi, elle ne se sentait pas trop bien, vous savez quand on prend trop d'alcool. Dit Annie, avec un grand sourire, à notre auditoire peu crédule.

 

Main dans la main, on sort de la salle de bain. En courant avec Annie, je me sens libre. On passe devant Nadine, médusée. Je lui fais un clin d'œil et je la largue au bar.

 

Je passe le reste de la nuit avec ma nouvelle copine... Du moins pour l'instant.

 

Deux jours plus tard, Nadine m'a pardonné. Elle répond enfin à mes textos. On est des amies après tout.

 

Fin

Marie

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